Bienvenue dans le monde d'une mini'Bulle

Fatalement tienne

 Y a un jour où j'me lève, c'est aujourd'hui. J'me souviens, je veux pas que ça parte. Aujourd'hui je reprends ma vie en main. Je m'en irai lui dire ses quatres vérités. Je l'assaillerai de questions auxquelles j'ai déjà les réponses. Je veux qu'il se réveille et qu'il comprenne. Et puis s'il ne veut pas entendre tant pis. Je mettrai mes mains sur ses yeux... ses jolis yeux. Je mettrai mes mains pour pas qu'il ne me voit. Pour pas qu'il ne sache dans quel état je serai... Et puis là, je crierai, la voix haletante, c'qui doit entrer dans sa tête. Ce qu'il doit savoir et apprendre. Peut-être qu'après j'hoquèterai. Peut-être même que je tremblerai. J'enlèverai mes mains de ses yeux.. ses jolis yeux. Mais il les gardera fermés, et il soupirera. Il me prendra une dernière fois dans ses bras et puis il partira. Mais je m'en fous. Je m'en fous. C'est sûr je m'en fous... Même si tout au fond c'est pas vrai, je m'en fous... Je l'aurai prévenu. Et ça sera à lui de faire le choix... Et j'insisterai pour qu'il dise oui. Mais... s'il me dit trois fois non, je comprendrai. Et je le laisserai. Et je partirai. Et je m'en irai sans jamais revenir... Et là, il faudra qu'il me courre après... Oui il faudra... Mais il ne le fera pas. Alors je me retournerai, et je le rattraperai. Je lui dirai... Que je l'aime au point de m'arracher le coeur de mes mains pour pouvoir le lui donner. Et je le ferai. Et il me regardera, l'air dégouté, et il s'en ira, pour de bon. Cette fois-là... Et je resterai seule, là....

 

 

Je suis une vieille chaussette.

Je suis une vieille chaussette...

 

 


J'l'avais prévenu qu'un jour j'en serai une, oui. Je lui avais dit qu'un jour il me jetterait, et qu'il irait en trouver une autre, plus jolie, plus simple et qu'on aime montrer... Oui tout ça je le lui avais prédit... mais j'aurais tellement aimé qu'ça ne s'passe pas comme je l'pensais.. que ce qu'il disait ait été juste. J'suis pleine de trous, je sais.. mais j'aurais pu me raccommoder s'il m'avait donné le fil qu'il me fallait. Il me manque... Mon pied me manque énormément, c'est un pied droit, vous savez. Et le morceau de tissus qu'je suis ne s'en ira pas avant d'l'avoir retrouvé une dernière fois. Je n'lui laisserai pas l'choix d'toute façon.. J'me glisserai sur lui pendant qu'il dort s'il faut. Alors si tu m'entends mon petit pied... Au lieu de remettre tout ça à demain, reviens, laisse-moi un peu de temps et après tu seras libre d'me jeter à nouveau.


 

Apprends-moi la vie.

Je suis juste derrière toi, juste là. J'attends que tu t'retournes et me voies. Mais tu n'le fais pas, et tu n'vois pas cette petite chose amoureuse qu'je suis. Hier, t'as regardé vers moi, et même que t'as souris. Mes genoux ont flanché. Eh pis une fille s'est avancée à ma gauche, tu la suivais du regard, avec ce même sourire... En fait tu la regardais elle, pas moi... Tu l'as saluée, et puis vous vous êtes éloignés. Et moi je suis restée là dans mes pensées...

 

* Une semaine plus tard *

 

J'suis toujours là, j'ai pas bougé. Aujourd'hui tu te retournes d'nouveau. Tu regardes vers moi. Cette fois, je baisse la tête : c'est sûr, c'est pour la fille de l'autre fois. Je m'arrête, je réfléchis... Je laisse mes yeux s'attardés à la hauteur de mes pieds. Mon visage devient chaud, de gêne ? de colère ? Il est bouillant maintenant... un truc froid me touche la joue et le menton. Une mouche sûrement, mais je m'en fous. Oh ma tête se lève... je n'la contrôle pas. J'inspire, je sens, je sens l'odeur d'une rose, de fraise et de chocolat. J'ouvre doucement les yeux, comme sortant d'un rêve. C'est toi... C'est toi, là, en face de moi. Tu enlèves ta main, tu me regardes. Tu m'enlaces, me prends dans tes bras et tu me serres fort contre toi. En te demandant ce que tu fais, je bégaie un peu, et toi tu réponds, sûr et confiant que tu as enfin compris. Tu me dis que tu m'as enfin trouvée, et que tu ne me lâcheras plus. Je pleure. Des larmes de bonheur, de douceur, de rêve...

 

Oh mon Amour, maintenant que je t'ai, apprends-moi la vie...

 


 

Apprends-moi les rires, apprends-moi les rêves, les souvenirs et les baisers. Apprends-moi l'amour vivant, je connais l'amour secret. Apprends-moi la confiance, apprends-moi à être bien. Apprends-moi l'innocence. Apprends-moi les sourires et les calins. Apprends-moi à Aimer. Apprends-moi à me blottir. Apprends-moi à te regarder, comme on regarde celui auquel on veut se marier. Apprends-moi le plaisir, apprends-moi à rougir. Apprends-moi les délires, et les jolies pensées. Apprends-moi à t'Aimer. Apprends-moi à te respirer, et à te voler. Apprends-moi tes formes, tes jolies paroles. Apprends-moi à te rassurer, et te consoler.

 

Apprends-moi la vie, je veux vivre de Nous.

 

 

De l'Amour en boite.

Ce jour-çi, j'avais décidé de me promener. J'ai mis mon manteau, et suis sortie de chez moi. J'ai rejoint le carrefour, et tourné à droite. Un petit quart d'heure et quelques virages plus tard, je m'étais retrouvée dans une jolie rue étroite. J'apperçevais une petite boutique. On m'en avait beaucoup parlé : dans cet endroit charmant se vendait paraît-il, des boites. Oui, mais pas n'importe lesquelles, oh non. On y trouvait LA boite qu'on souhaitait. "Exactement comme je l'imaginais", m'avait dit une amie. Je l'avais observée plusieurs fois depuis l'extérieur, mais n'étais jamais entrée. C'était décidé, ce jour là, je comptais bien y aller. J'ai poussé la porte, passé le pas de celle-çi, et je suis entrée. Il y avait un magnifique bouquet de rose dans un vase blanc à ma gauche. Et puis, plus loin devant, un homme qui gèrait la caisse. J'ai avançé vers lui, et je lui ai exposé mes envies :

Bonjour. Je voudrais une boite s'il vous plait. Une belle boite faite toute en carton. Une jolie boite, avec des motifs qu'on aime regarder. Peut-être des papillons. Une boite dans laquelle je pourrais mettre beaucoup de ce que je veux. J'voudrais pouvoir enfermer d'l'amour dedans, alors il faudra qu'elle soit grande. Même très grande. Je vais y mettre de l'Amour, comme au cinéma. Oui, un amour comme ça. J'voudrais que l'intérieur soit rouge, parce que ça donne le côté passionné qui plait tant aux gens. Et puis je voudrais qu'elle n'ait pas de ruban, pour qu'elle ait l'air un peu dûre. Et plus tard je voudrais pouvoir la donner. Alors il faudra qu'elle soit bien solide aussi... Vous auriez cela ?

 

Aujourd'hui, je rentre chez moi. J'enlève mon manteau. Et je pose ma boite. Une boite comme je la voulais. Comme je l'ai demandée. Si un jour vous la reçevez, comblez-la d'amour, et puis faites passer, mais n'oublier pas d'en prendre un peu à votre tour...

 

 

Sur un petit nuage.

Sur un petit nuage, et personne ne saura m'ârreter.

Sur un petit nuage, et personne ne saura me faire tomber.

Sur un petit nuage, et personne ne pourra me réveiller.

 

Un petit week end. Un simple week end. Prendre le train pendant une heure. Arriver dans un endroit. Un endroit pas bien connu encore. Parler pendant huit heures... Parler beaucoup puis s'arrêter. Parler encore un peu, et puis rire, et puis pleurer, pleurer intérieurement... Et puis se lever, et puis décider. Se faire accompagner ailleurs, et arriver. Recommencer à sourire et écouter. Et puis rêver.

 

Arriver à cet endroit, là où le petit nuage m'attendait...

 

Il était beau, il m'a surprise, j'y pensais pas. Il était grand, et moi minuscule, mais ça n'dérangeait pas. Et puis il y a eu un envol, un envol au paradis. Et allé simple, et depuis un sourire qui ne veut pas s'en aller. Un sourire qui fait du bien. Après c'est passé par un détour dans un endroit boisé. Quelques bancs, et toujours mon nuage amusé, là juste à côté. Des phrases qui se sont mélangées, des pensées qui ne savaient plus où aller. C'était un long moment. Un long moment court... Et puis il a fallu repartir... il faisait froid quand même.

 

Il faisait froid, alors il m'a prise tout contre lui...

 

Puis, du noir... Du noir partout. Un certain nombre d'escaliers. Une porte fermée, puis ouverte, puis à nouveau fermée. Des pas à tâtons, et puis un lit. Des affaires en chute, et un balcon. Des mots lançés comme ça... Deux voix, un long silence et puis le lit. Et des ronflements... et des ronflements. Juste bien là, un petit nid douillet. Une sensation de bien être et de chaud... Tout contre lui.

 

Tout contre lui en fait c'est simple le paradis.

 

Après l'éveil, y a eu un levé. Une caresse, un baiser, et puis je me suis rendormie. Un peu plus tard un réveil, et je suis restée là, à penser, sourire et savourer. J'ai fini par me décider à me lever et me préparer... Un sourire qui s'est dévoilé toute la journée... et on recommence à rire et à parler. Et voilà un endroit qu'on connait mieux, et on repart de là. Un nouveau trajet d'une heure, mais plus agréable cette fois. Mais toujours un simple week end... Un petit week end...

 

Personne ne voudra m'arrêter, sur le petit nuage.

Personne ne voudra me faire tomber, sur le petit nuage.

Personne ne voudra me réveiller, sur le petit nuage.

 

 

Une envie, une petite envie.

C'est l'histoire d'une commencement. Le début d'une envie. d'une petite envie.

 

Elle se promène. Elle marche longtemps, des heures et des heures...

Mais elle n'avance pas, elle tourne toujours, elle tourne en rond.

Elle est dans une pière toute noire, une pièce sombre...

 

Mais elle n'a pas peur la petite envie non, elle est juste un peu effrayée.

Mais elle se raisonne, elle va trouver une sortie, oui, c'est obligé.

Elle fait quelques pas à droite, puis elle se résigne...

 

Alors elle part sur la gauche. Mais après deux pas elle s'arrête...

Elle va à tâton, elle essaie d'imaginer comment c'est, devant , juste là devant elle.

Et puis elle sent quelque chose... un mur... elle le suit... puis elle a une idée...

 

Elle touche parterre, et elle sent... C'est mou... Elle fait un tas avec ce mou...

Et elle commence à suivre le mur... Elle le suit.... Parterre... A tâton..

Elle avance gentiment... Encore et encore... Elle se pose des questions...

 

Elle ne retrouve pas le mou... Ca tourne... Elle tourne aussi... Elle avance encore...

Puis elle s'arrête... Elle vient de toucher quelque chose... Un petit tas... Un tas de mou...

Elle pleure... Doucement.... Elle reste là... Un petit moment... Et puis elle se lève...

 

Elle crie.... Très fort... Et elle s'écroule... Allongée sur ce sol mou... Et elle s'évade.. Elle a dit son dernier mot... Elle l'a hurlé de toutes ses forces... C'était un mot simple...

C'était un mot dur... Elle devait le transmettre... Elle a réussi... Elle est morte pour...

 

Pour ce mot : Amour...


C'est l'histoire du terme. La fin d'une envie, d'une petite envie.